vendredi 7 mars 2008

DOVE, et l'estime de soi

Et tant qu’à parler d’Amnistie internationale, pourquoi ne pas y aller avec une autre campagne qui fait beaucoup de bruit et que l’on connaît tout aussi bien, celle de Dove, qui prône l’estime de soi. Je dis que l’on connaît aussi bien, mais je dois avouer que je l'ai vue pour la première fois hier soir, la publicité nommée évolution de Dove. Idée simple et magnifiquement efficace. Tout au long de notre certificat, on nous a répété que pour travailler en pub, il fallait mettre ses valeurs de côté. Pourtant, je crois sincèrement qu’il est possible d’y travailler justement en conservant nos valeurs et en les utilisant dans nos choix de créations.

Il y un scandale qui gravite autour de la campagne de Dove, c’est que la marque se trouve sous la bannière unilever, bannière qui possède aussi les produits de la marque Axe. On s’entend, pour dire que le message n’est pas le même entre les deux produits, et que cette association enlève un peu de crédibilité à la marque Dove. Tout de même, il ne faut oublier que la publicité sert avant tout à vendre. Ces associations entre marques et grandes causes sont des pratiques de plus en plus courantes mais qui ne sont pas le gage que la marque s’y investie corps et âme. Prenons seulement l’exemple de Benneton, qui n’a jamais versé d’argent aux causes qu'elle à utilisée durants ses diverses campagnes.

SIDA

Évidemment, je ne peux passer à côté de la magnifique campagne fait par Marketel pour la lutte contre le sida. Cette campagne est à mon avis, d’une efficacité poignante, qui démontre de manière puissante la conséquence de la maladie. Voilà, ce qui pour moi, se doit d’être la publicité, provoquente, touchante, audacieuse. Personne ne peut rester insensible face à ce genre de pub car elle provoque inévitablement une émotion. Et ce, à travers toutes sphères sociales ou raciales. Il faut aussi admirer derrière ce concept, le courage de l’agence à publier ce genre de publicité qui choque autant qu’il bouleverse. Il y dans ces œuvres (oui, je me permet d’appeler ces pubs des œuvres, car elles possèdent cette aura qui les distingues des pubs ordinaires) quelque chose qui me fascine et qui me touche, c’est ce mélange entre poésie et fatalité qui s’y dégage.

AMNISTIE INTERNATIONALE

La dernière publicité qui m’a vraiment impressionné est celle d’Amnistie Internationale. Il s’agit d’une des déclinaisons de la campagne « Your signature is more powerful than you think » Je l’avais vue par hasard sur Youtube et je me rappelle qu’elle m’avait vraiment touchée. Il faut dire que les pubs sociétales ont le pouvoir de toucher le cœur. Je crois que toute la force de cette pub réside dans le fait qu’elle est entièrement conçue en animation. Surtout ce type d’animation, qui donne l’impression que l’on assiste à un genre d’esquisse animé, dans le même genre que L’homme qui plantait des arbres. Je me souviens d’avoir vu ce film étant très jeune et qu’il m’avait bouleversé. Bien que j’étais trop jeune pour comprendre le film, l’ambiance qui s’en dégageait me rendait extrêmement triste. C’est peut-être pour cette raison que la pub d’Amnistie Internationale me touche tant, elle me rappelle L’homme qui plantait des arbres! Bon je sais, il n’y a probablement aucun lien à faire entre la pub et le film, mais moi, j’aime penser que oui. J’aime penser qu’un concepteur-rédacteur quelque part dans un bureau s’est peut-être dit; « voilà, ça, ça va faire pleurer David » N’est-ce pas là une manière plus noble de voir la publicité, de pouvoir toucher le cœur des gens à travers leur intimité et leurs souvenirs? Du moins, le temps d’une pub sociétale.

Les castors, ont peux-tu en faire des tapis?

Je déteste la campagne de Bell.  Je trouve les deux castors (j'ai longtemps pensé qu'il s'agissait de deux marmottes)  d'une insignifiance monstre et je ne peux pas croire que cette campagne continue son bout de chemin.  Elles sont partout ces pauvres petites bêtes à essayer de nous convaincre de revenir chez Bell à coups de mauvais dialogues. Revenir oui, car nous sommes de plus en plus nombreux à quitter cette compagnie qui détenait jadis le monopole. J'imagine que c'est la conséquence d'un service à la clientèle complètement défaillant (je n'ai pas oser écrire absent car là, je parlerais de Fido... mais ça c'est un autre sujet.)

N'y a t-il donc personne chez Cossette Communication qui réalise que les castors sont tranquillement en train de gruger la notoriété de Bell?   Mais encore là, je me dis; y'a bien quelqu'un quelque part qui calcule ses affaires et qui persiste à dire que tout va bien. Que la campagne est adorée par 50% de la population (et détestée par l'autre 50%, car il n'y pas de zone grise possible ici, on aime ou on déteste)  et que c'est normal. Laisser moi douter. Et ou sont-il ces gens qui adorent cette campagne? Car je n'en n'ai JAMAIS croisé. Je dois admettre par contre, que mon cercle sociale n'est pas une référence en matière de représentation de la masse, car autour de moi, on n'a pas vu venir l'élection de Mario Dumont, l'homosexualité est à 100% toléré, l'égalité entre les sexes est une évidence et la campagne de Bell est pourrie.  

jeudi 6 mars 2008

"Croyez moi, ça va être vraiment génial..."

Il y des publicités qui me fascinent.  Pas nécessairement par leur message ou leur remarquable réalisation, mais par la manière dont les créatifs ont sut vendre leur idée. Il y a,  en création, des idées qui ne laissent aucuns doutes qu'en à leur pertinence ou leur pouvoir de séduction. Mais il y a ces autres concepts, tout aussi pertinents et séduisants, mais beaucoup plus difficile à défendre.  Je prend en exemple cette pub de Audi.  Une magnifique pub qui me fais demander; comment les créatifs ont-ils réussi à vendre leur salade? "Imaginez différents individus jouant avec des ficelles blanches et qui reproduisent des parties d'auto!"  Moi, ça me fascine.  Il faut vraiment être passionné et convaincant pour réussir à faire vivre un tel concept, un concept qui ne repose probablement que sur une conviction pure et dure de  "Croyez moi, ça va être vraiment génial!"  Et quand j'y pense, je ne peux m'empêcher de me dire, wow, ça c'est le métier que je veux faire.

Mais, quelques heures plus tard, en regardant la télé, je me dis que  c'est dangereux tout ça. C'est dangereux, parce qu'en regardant les publicités qui se font présentement on ne peux s'empêcher de penser à ceci; y'a t-il plus de créatifs capables de vendre leur (mauvaise) salade que de créatifs capable de faire de la bonne pub?  C'est à croire qu'avec beaucoup de conviction, on peut réussir à faire passer n'importe quoi.